Accident vasculaire cérébral (AVC)
Accident vasculaire cérébral (AVC)
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En Suisse, environ 12 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral chaque année. L’accident vasculaire cérébral est la troisième cause de mortalité après les maladies cardiaques et le cancer. Les conséquences pour les victimes et leurs proches sont très graves. Une personne sur cinq meurt dans les quatre premières semaines. Plus de la moitié des patients restent handicapés, dont 20 pour cent gravement à très gravement. |
La qualité de vie des personnes concernées et de leurs proches est dramatiquement affectée par les conséquences de cette maladie. Ces dernières années, on observe que des personnes de plus en plus jeunes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral.
Le vieillissement, le sexe et l’hérédité sont des facteurs de risque non modifiables, au contraire du tabagisme, de la forte consommation d’alcool et du surpoids. Le premier facteur de risque de l’accident vasculaire cérébral est l’hypertension artérielle.
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Information professionnelle Actilyse®
(traitement aigu d’un AVC à l’hôpital)
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Information patient Asasantin®
(prévention d’un nouvel AVC)
- Information professionnelle Asasantin®(prévention d’un nouvel AVC)
Que se passe-t-il lors d’un accident vasculaire cérébral ?
L’accident vasculaire cérébral (apoplexie) est la conséquence d’un trouble soudain de l’irrigation sanguine du cerveau. Ce trouble peut avoir différentes causes :
Dans 80 à 90 % des cas, la cause d’un AVC est l’obstruction aiguë d’un vaisseau du cerveau par un caillot sanguin. Dans 10 à 20 % des cas, la rupture d’un vaisseau dans le cerveau, suivie d’une hémorragie cérébrale, peut aussi provoquer l’AVC.
On fait par conséquent une distinction entre accident vasculaire cérébral ischémique (= provoqué par un défaut d’irrigation sanguine) et accident vasculaire cérébral hémorragique.
Signes
annonciateurs d’un accident vasculaire cérébral
Dans de nombreux cas, un accident vasculaire cérébral, en
particulier un accident vasculaire cérébral lié à l’artériosclérose,
s’annonce par différents symptômes.
Les patients souffrant d’hypertension artérielle et de diabète devraient
donc être particulièrement attentifs aux signes annonciateurs suivants :
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Tous les symptômes ci-dessus peuvent survenir seuls ou en combinaison. Comme ils peuvent aussi se rencontrer dans d’autres maladies, l’interprétation définitive de ces symptômes est du ressort du médecin.
Mais dans tous les cas :
si vous avez remarqué ces symptômes chez vous ou chez une personne de votre
entourage, consultez le plus vite possible un médecin (par exemple un
neurologue ou un angiologue) !
AIT et PRIND –
les précurseurs de l’AVC
Si, lors de l’examen, le médecin constate que les
symptômes décrits étaient effectivement les signes annonciateurs d’un AVC,
il posera probablement le diagnostic AIT = accident ischémique transitoire.
Il s’agit d’un précurseur de l’AVC avec diminution de l’irrigation du
cerveau, dont les symptômes durent moins de 24 heures.
Si les symptômes ont duré plus de 24 heures mais ont de
nouveau complètement disparu en quelques jours, le médecin peut aussi
diagnostiquer un déficit neurologique ischémique prolongé réversible (PRIND).
Si le médecin a établi les diagnostics AIT ou PRIND, il engagera un
traitement préventif contre l’AVC.
A quoi
reconnaît-on un accident vasculaire cérébral ?
L’AVC présente des symptômes typiques qui sont souvent
reconnaissables même par un non-médecin.
Par ailleurs, il existe aujourd’hui des méthodes de diagnostic par imagerie
qui permettent de déterminer précisément quelles régions du cerveau ont été
endommagées par l’AVC.
Les signes d’un AVC que vous pouvez identifier
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Tous ces symptômes sont des indices d’un AVC. Ils ne permettent pas de savoir de quel type d’AVC il s’agit – AVC consécutif à un infarctus cérébral ischémique, par obstruction d’un vaisseau du cerveau, ou AVC consécutif à une hémorragie cérébrale.
Dans tous les cas, dès l’apparition des symptômes ci-dessus, prenez immédiatement contact avec le médecin traitant en mentionnant la suspicion d’accident vasculaire cérébral, ou appelez directement le numéro d’urgence 144.
Quels examens
le médecin pratique-t-il en cas de suspicion d’AVC ?
Le médecin commence par pratiquer un examen corporel.
Cela signifie qu’il vérifie le pouls, la tension artérielle, l’irrigation de
la peau et l’état de conscience du patient. Si cet examen renforce la
suspicion d’un AVC, le patient doit être transporté immédiatement dans un
hôpital disposant d’une unité de soins spécialisée dans la prise en charge
des patients victimes d’un AVC.
Comment le
médecin traite-t-il un patient victime d’un AVC ?
Il est décisif pour le succès du traitement médicamenteux
de l’AVC qu’il soit effectué le plus tôt possible après l’événement.
Remarque : les meilleures chances de guérison pour le patient se situent dans les premières heures qui suivent l’apparition des symptômes de l’AVC !
Comment le
médecin traite-t-il un patient victime d’un AVC ?
Le traitement a lieu de préférence dans un hôpital
disposant d’une unité de soins spécialisée. Un traitement optimal y est
garanti par la collaboration de neurologues, d’internistes, de
neurochirurgiens, de radiologues et d’anesthésistes.
Quels
médicaments utilise-t-on au stade aigu ?
Si l’AVC a été provoqué par l’obstruction d’un vaisseau
du cerveau par un caillot sanguin, ce dernier doit être dissous le plus vite
possible. Plus vite le caillot dans le cerveau est dissous, plus faibles
sont les dégâts des tissus cérébraux qui sont alimentés en oxygène et
nutriments par ce vaisseau.
Cela est réalisé par injection de médicaments thrombolytiques (qui dissolvent les caillots). Ceux-ci comprennent la streptokinase, l’urokinase et les activateurs du plasminogène. Le plus souvent, on utilise aujourd’hui la thrombolyse locale par cathéter intra-artériel pour minimaliser les effets secondaires. Cela consiste à introduire à travers un cathéter, sous contrôle radiographique, une fine sonde dans la région du caillot sanguin qui obture le vaisseau. Le thrombolytique parvient ensuite directement à l’obstruction et peut dissoudre le caillot.
Autres mesures
Pour assurer que l’irrigation sanguine et le métabolisme
du corps restent stables, il faut surveiller la tension artérielle, la
respiration, la glycémie et la température du corps. Les valeurs fortement
majorées de tension artérielle qui apparaissent brièvement lors de l’AVC ne
nécessitent généralement pas de traitement. Elles résultent d’une tentative
de l’organisme de s’aider soi-même et d’assurer une meilleure irrigation du
cerveau endommagé.
En cas d’hémorragie cérébrale, un traitement chirurgical est parfois nécessaire pour éliminer le sang qui s’est échappé du vaisseau rompu dans le cerveau.
Médicaments
pour la prévention d’un nouvel AVC
Un patient qui a déjà subi un AVC ischémique (infarctus
cérébral provoqué par l’obstruction d’un vaisseau par un caillot sanguin)
court un risque nettement plus élevé d’être victime d’un nouvel AVC. Un tel
patient doit donc absolument prendre des médicaments (p. ex. inhibiteurs de
thromboagrégation ou phenprocoumon) à titre préventif, pour empêcher la
survenue d’un nouvel AVC.

